Minier en terrain dangereux
Frapper au moment où un rival plus important se désintéresse d’une mine : telle est la recette toute simple de Ronald Thiessen pour la croissance de petites entreprises minières.
« Quelle que soit votre ambition, soyez énergique et déterminé », déclare Ryder Hesjedal, cycliste canadien et vainqueur du Giro, le Tour d’Italie.
Voici des principes qui s’appliquent aussi bien au cycliste numéro un qu’à un haut dirigeant.
Quel que soit votre objectif, vous devez évaluer les décisions à court terme en fonction de la stratégie à long terme. Le succès n’est pas un acquis. Il ne l’était pas pour Ryder Hesjedal lorsqu’il a enfourché son vélo le premier jour du Tour d’Italie.
Le Giro pourrait bien être la course cycliste la plus difficile du monde. Les cyclistes parcourent plus de 3 500 kilomètres en 21 étapes. Pour gagner, Ryder Hesjedal s’est battu chaque jour et sur presque chaque kilomètre de la course. De plus, c’était la deuxième fois, en 95 ans, que l’issue de la compétition se jouait à l’étape finale.
C’est une victoire prestigieuse pour Hesjedal – le premier cycliste canadien à avoir remporté un grand tour. Quels facteurs lui ont permis de réussir? Quel état d’esprit lui a permis de faire face à l’adversité? Ryder Hesjedal a pris le temps de discuter de sa victoire dans la course de sa vie.
Ses réponses sont riches en enseignements dont tout cadre supérieur peut s’inspirer.
Félicitations pour la plus importante victoire de votre carrière. Qu’avez-vous fait après un tel succès?
Merci! Je viens de vivre trois semaines incroyables. J’ai savouré ma victoire après la fin du Tour d’Italie à Milan. Ce fut assez chaotique, car le vainqueur attire l’attention des médias et est sollicité de toutes parts. C’est seulement plus tard que j’ai pu célébrer la victoire avec l’équipe, le personnel de soutien, la direction et tous ceux qui l’ont rendue possible.
Comment vous êtes-vous préparé à ce triomphe?
Pour atteindre ses objectifs, il faut s’en tenir à un plan et aller de l’avant chaque jour. Mon plan à long terme était déjà tout tracé avant le Nouvel An. J’y ai ensuite mis beaucoup d’efforts. Chaque jour, j’évaluais ma performance et je prenais des décisions. Ma confiance s’est renforcée lorsque j’ai atteint les premiers objectifs fixés et cela m’a mené vers les résultats que je recherchais. Ensuite, il suffisait d’entrer dans la course et de continuer sur la lancée.
Quelle stratégie avez-vous choisie avant la course?
Pour avancer, je me suis concentré sur l’instant présent et non sur la fin de la compétition. Il fallait que je donne le meilleur de moi-même. Je n’avais qu’une idée en tête, c’était de gagner ; et je n’ai eu qu’à en faire la meilleure course de ma vie. Je me suis tout simplement concentré sur ce qu’il fallait faire.
À mi-parcours du Tour d’Italie, vous avez remporté le maillot rose pour trois jours, puis vous l’avez perdu. Cela vous a-t-il poussé à changer de plan?
La course compte de nombreux points stratégiques et tactiques de ce type [comme remporter et perdre le maillot rose]. C’est déjà un exploit remarquable de remporter le maillot rose, et ce n’est pas facile de l’avoir, car, à cette étape, vous êtes en tête, ce qui s’accompagne de responsabilités : être sur le podium et participer à des conférences de presse supplémentaires. Cela devient difficile de maintenir le cap. mais je savais que je devais travailler dur pour ne pas perdre de vue mon objectif.
Vous avez remporté le tour le dernier jour, ce qui était incroyablement spectaculaire et exaltant pour les admirateurs présents. À quoi pensiez-vous à la dernière ligne droite?
C’était le dernier jour et je savais que j’avais une chance de remporter le Giro, car j’avais réussi jusque-là. Je voulais simplement faire la meilleure course de ma vie. C’était très intense et je me suis concentré sur mon objectif.
Vous avez dérapé et failli chuter de votre vélo à quelques kilomètres seulement de la fin de la course. Après un tel incident, qu’avez-vous fait pour vous ressaisir et garder cette volonté de tout donner?
J’aurais pu facilement faire un accident ce jour-là. Vous roulez durant des heures tous les jours et de tels dérapages font partie du jeu, mais il faut continuer et toujours aller de l’avant, même si des obstacles surviennent ou si la situation se complique.
Comment êtes-vous sorti du lot dans le Tour d’Italie ?
Le facteur temps et la préparation contribuent à vous distinguer des autres. La formule gagnante est la combinaison de l’expérience et l’entraînement avec la motivation et la détermination.
La victoire, il faut vraiment la vouloir. Battez-vous et donnez le meilleur de vous-même. La vie ne fait pas de cadeau. Persévérez!