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Le bon côté du risque

Par Robb Hare | 27 août 2012
Le bon côté du risque
Jim Gilligan

La gestion du risque d’entreprise (« GRE ») est courante dans tous les secteurs d’activités. Elle permet aux organisations de gérer les risques liés à l’atteinte de leurs objectifs.

« Si vous la mettez correctement en pratique, la GRE n’est rien de plus qu’une manière d’exercer vos activités », indique Jim Gilligan, président et chef de la direction de la compagnie d’assurance-vie Croix Bleue du Canada, basée à Moncton. « Il serait dangereux de croire que ce n’est qu’un programme à suivre et qu’il suffit de cocher quelques cases. Cela n’a rien à voir. »

Il parle en connaissance de cause.

Après la crise financière mondiale de 2008, M. Gilligan et son équipe de direction ont discuté avec le conseil d’administration de la société à propos de la mise sur pied d’un processus pour aborder la gestion du risque.

« Le conseil joue un rôle très important », explique-t-il. « Rencontrer les membres du conseil nous permet de soulever la question des risques et d’obtenir un point de vue différent. »

À la suite de la rencontre avec le conseil à propos de la GRE, le comité d’audit a été chargé de la fonction de gestion des risques et présente désormais ses conclusions au conseil.

« Nous avons aussi créé un comité interne de gestion du risque. » révèle M. Gilligan. « C’est en fait au sein de ce comité que nous avons réalisé une grande partie du travail préliminaire pour mettre en place le cadre nécessaire à la GRE. »

La réglementation lui a aussi facilité la tâche. Alors que l’environnement réglementaire semble être beaucoup plus complexe ces derniers temps, un de ses principaux objectifs demeure relativement simple : s’assurer que les institutions financières maintiennent les fonds nécessaires afin d’honorer leurs obligations à l’égard des parties prenantes.

Le Bureau du surintendant des institutions financières (« BSIF ») identifie plusieurs risques que les compagnies d’assurance doivent analyser, comprendre, réduire et dont elles doivent discuter avec leurs conseils d’administration. Cette directive, ainsi que les normes internationales, telles que les accords de Bâle, Solvabilité II, et l’Évaluation interne du risque et de la solvabilité (ORSA) qui sera bientôt publiée, établissent les meilleures pratiques pour gérer les risques liés à ce secteur d’activité.

Les Normes internationales d’information financière (« IFRS »), introduites au Canada en 2010, permettent à la Croix Bleue de mieux comprendre les risques liés aux services externalisés de l’entreprise, tels que les souscriptions, les réclamations et certaines activités administratives. Les coûts liés à ces « risques de contrepartie » et les contrats de réassurance connexes ont toujours été présentés. Cependant, grâce aux IFRS, ils sont désormais beaucoup plus facilement repérables dans le bilan.

« Lorsque nous avons présenté nos premiers états financiers établis selon les IFRS, le conseil d’administration a été surpris de constater le nombre de contrats de réassurance avec ces autres parties. », ajoute M. Gilligan. « L’application de ces normes nous a permis de mieux constater les risques auxquels notre entreprise fait face. Et je pense que c’était bien là l’effet recherché. »

Il croit que la GRE, loin d’être négative, a un effet positif sur les activités. Si dans certains cas elle empêche l’organisation d’aller de l’avant, elle peut aussi ouvrir de nouvelles possibilités.

« C’est quelque chose qui vous permet, potentiellement, de prendre plus de risques que ceux que vous preniez auparavant tout simplement parce que vous comprenez mieux ces risques à présent. », précise M. Gilligan. « L’essentiel est que vous soyez mieux préparé à affronter l’inconnu. »

L’inconnu est toujours une source d’inquiétude pour le secteur des services financiers, surtout à la suite de la crise financière mondiale. Les tests de tension sont un des moyens qu’utilise la Croix Bleue pour se préparer. Bien que leur exécution ne soit pas prescrite, la méthodologie de l’ORSA et le BSIF mettront l’accent sur l’importance des tests de tension, encourageant ainsi les organisations à se concentrer sur les outils d’analyse de scénarios lorsqu’elles développent leur propre cadre de gestion des risques.

« Il s’agit de resserrer l’étau et de voir ce qui se passe », dit-il. Ensuite, les résultats sont présentés au conseil pour l’aider à comprendre les pires scénarios possibles.

M. Gilligan porte un regard positif sur la gestion des risques et croit que les règlements qui doivent être respectés ont aidé son entreprise à s’améliorer. Il avertit cependant que si les entreprises la considèrent comme une exigence administrative, elle deviendra pénible et sera ajoutée à la liste des corvées à accomplir.

« Mais si vous la considérez comme un moyen de raviver à votre entreprise, je pense que cela vous aide », déclare M. Gilligan. « C’est comme une feuille de route. »

À propos de la compagnie d’assurance-vie Croix Bleue :

La compagnie d’assurance-vie Croix bleue du Canada, dont le siège social se trouve à Moncton au Nouveau-Brunswick, a été fondée en 1969 par le Service Croix Bleue de l’Atlantique sous le nom d’Atlantic Mutual Life Insurance Company. Elle est aujourd’hui la propriété des organisations régionales canadiennes de santé de la Croix Bleue, des entités sans but lucratif établies par la législation provinciale dans les années où les provinces canadiennes ne disposaient pas encore de régimes d’assurance-maladie. La compagnie d’assurance-vie Croix Bleue du Canada est réglementée par le BSIF et est habilitée à vendre des contrats d’assurance à l’échelle du pays.

L’assureur a recours aux organisations régionales de régime de soins de santé de la Croix Bleue pour la distribution de ses produits et leur confie également en sous-traitance les souscriptions, la gestion des réclamations et les activités administratives. Cette approche permet à la Croix Bleue de livrer concurrence aux autres assureurs de plus grande envergure, tout en fournissant à ses clients un guichet unique pour leurs besoins en matière d’assurance-maladie.

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