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Que le spectacle continue !

Par Paula Arab | 4 décembre 2015
Que le spectacle continue !
Neil Campbell

En investissant dans la technologie de pointe et le service à la clientèle, Neil Campbell, président-directeur général de Landmark Cinemas, offre aux cinéphiles une expérience qu’ils ne peuvent pas reproduire à la maison.

Président-directeur général de Landmark Cinemas of Canada Inc., Neil Campbell voit les films comme un « langage universel », car les mêmes grands succès de Hollywood sont vus partout dans le monde. M. Campbell, qui a récemment accompagné ses petits-enfants à une projection soulignant les 30 ans de la sortie de Chasseurs de fantômes, explique que les films sont « comme des repères dans la vie des gens. Où étiez-vous la première fois que vous avez vu un film de Star Wars? Je suis sûr que vous pourriez nommer le cinéma précis où vous étiez. »

Pour le grand patron de Landmark, entreprise de Calgary aujourd’hui numéro 2 des chaînes de cinémas au Canada, les sorties au cinéma jouent un grand rôle dans la vie sociale des gens. Il explique : « Le cinéma est l’endroit choisi par la plupart des gens pour un premier rendez-vous : c’est sécuritaire, c’est bondé de gens et c’est agréable. Tous les bons ingrédients sont là. »

M. Campbell pense que les cinéphiles continueront de fréquenter en grand nombre les salles de cinéma malgré les Netflix et HBO de ce monde. La technologie des salles de cinéma ne cesse d’évoluer – on n’a qu’à penser aux vastes écrans à haute définition ou au son immersif – et cela attire les cinéphiles, car ils vivent au cinéma des expériences qu’ils ne pourraient pas reproduire à la maison. En plus d’offrir une technologie de pointe, Landmark investit pour améliorer le confort et l’apparence des salles de cinéma qu’elle exploite dans les communautés canadiennes.

L’entreprise est bien placée pour continuer de combler les cinéphiles. Dans une transaction majeure conclue en 2013 avec Empire Company Limited, Landmark a mis la main sur 20 cinémas jusqu’alors exploités par l’entreprise de Stellarton, en Nouvelle-Écosse. À elle seule, la transaction évaluée à 55 millions de dollars a permis à Landmark de tripler le nombre de ses écrans – elle en compte 312 actuellement – et d’entrer sur le marché ontarien. Les entrées dans les cinémas de Landmark sont passées de 3 millions à 10 millions par année et les effectifs, de 500 à 1 500 employés.

Si l’année qui a suivi la transaction a été fort décevante pour le cinéma américain et marquée par une baisse des recettes et des entrées dans les cinémas, Neil Campbell reste néanmoins optimiste : « L’année 2014 n’a pas été très favorable à l’industrie et nous avons eu plusieurs défis à relever, mais nous sommes finalement passés au travers et, en 2015, le marché est remonté à des niveaux auxquels nous sommes habitués. » Le président-directeur général, qui a succédé dans ces fonctions à Brian McIntosh à la suite de l’achat des cinémas d’Empire, pense que « 2015 pourrait battre tous les records de notre industrie », surtout grâce aux superproductions comme Le Monde jurassique et le très attendu Star Wars : Épisode VII – Le Réveil de la force, qui sortira en salle en décembre.

Il n’en reste pas moins que Landmark doit lutter contre la réduction du délai entre la sortie en salle d’un nouveau film et sa sortie dans d’autres médias. « Depuis six ans, cette fenêtre est d’environ quatre mois », fait remarquer Neil Campbell, qui a commencé sa carrière comme directeur d’un cinéma à Weyburn, en Saskatchewan, puis a travaillé dans la distribution de films. Il était directeur général de Sony Pictures Releasing Canada avant d’entrer à Landmark à titre de chef de l’exploitation en 2001.

« Nous luttons pour maintenir intacte cette fenêtre de diffusion en salle parce que nous ne voulons pas que nos auditoires se disent “Qu’est-ce que ça peut faire si je rate le film en salle? Je pourrai le voir très bientôt dans un autre format.” » M. Campbell a bon espoir que l’industrie des salles de cinéma continuera de se développer malgré la concurrence qui lui est faite en ligne et au petit écran. « Les gens ne veulent pas s’enfermer chez eux et passer leur vie entière à la maison, poursuit-il », installé dans un fauteuil de cuir inclinable du luxueux cinéma Landmark EXTRA, à Calgary. « Pourquoi les restaurants existent-ils ? Vous avez bien une cuisine chez vous, non ? C’est la même chose pour le cinéma : les gens y vont pour être parmi la foule. Pour vivre en groupe toutes ces scènes d’humour, de suspense, de tristesse et de peur. »
« Les comédies sont toujours plus drôles en salle, poursuit M. Campbell. Et on a toujours plus peur quand tout le monde retient son souffle ou que quelqu’un se met à crier. »

En salle, l’expérience cinématographique est agrémentée par la toute dernière technologie. Landmark exploite quatre cinémas EXTRA, dont un à Calgary. Ces cinémas sont munis d’écrans de format « premium large format (PLF) », de sièges de luxe et d’une qualité de son supérieure. La palme des cinémas de format PLF de Landmark va à l’XTREME auditorium de West Kelowna, en Colombie-Britannique. Avec son écran panoramique mur à mur et ses fauteuils inclinables de grandes dimensions, c’est aussi le premier cinéma au Canada à offrir le son immersif Auro 11.1 3D de Barco.

Comme le souligne M. Campbell, regarder un film en salle est aujourd’hui bien plus que regarder un film sur un grand écran. On n’a qu’à penser au format de son Auro 11.1, que M. Campbell décrit comme un « système d’ambiophonie sur stéroïdes ». Par exemple, le son d’un hélicoptère qui se déplace d’un côté à l’autre de l’écran commencerait quelque part au-dessus de votre épaule gauche, survolerait votre tête, puis virerait vers votre droite.

Dans les cinémas Landmark, la norme minimale de son est le format Digital Surround 7.1. « Un très beau son ambiophonique, selon M. Campbell, qu’on retrouve dans les cinémas les plus modernes du monde. »

La concurrence étant féroce, le confort et un bon rapport qualité-prix sont deux autres priorités de Landmark. En juillet dernier, lorsque l’entreprise a ouvert son complexe nouvellement rénové de London, en Ontario, elle est devenue le premier exploitant de salles de cinéma du pays à offrir des fauteuils de cuir entièrement inclinables.

« À London, nous n’étions pas seuls sur le marché des salles de cinéma, explique M. Campbell, alors nous nous sommes demandé ce qui inciterait les consommateurs à venir à notre cinéma plutôt qu’à un autre. Nous avons donc décidé d’offrir une expérience de tout premier ordre, au prix habituel d’une entrée au cinéma. »

Afin de pouvoir loger les nouveaux fauteuils d’une longueur de 1,8 m chacun, Landmark a réduit de 60 pour cent le nombre de places en salle. Même si chaque fauteuil est inclinable, les clients achètent leur billet au prix standard de 10,99 $. Chaque place est réservée, ce qui fait grimper les ventes au comptoir de friandises puisque les gens n’ont plus à se précipiter dans la salle pour trouver les meilleurs sièges.

« À Landmark, les vedettes, ce sont nos clients, souligne M. Campbell, et si tout le monde est une vedette, alors tout le monde devrait pouvoir bénéficier du confort de ces sièges de luxe. »

« La réponse des consommateurs est excellente, ajoute M. Campbell. Dans notre domaine, on ne peut pas se permettre de faire du sur-place, explique-t-il au sujet de la pression constante  pour innover dans son secteur. Les gens sont plus nombreux à fréquenter notre cinéma, ils le font plus souvent et ils en parlent à leurs amis, car c’est vraiment une expérience supérieure. »

Landmark compte poursuivre l’expansion commencée lors de sa transaction avec Empire, en 2013. « Nous recherchons les occasions d’acquérir d’autres cinémas et d’en construire de nouveaux. Nous ferons une gestion prudente de nos finances, mais une chose est certaine, nous voulons étendre nos activités. »

Landmark doit toutefois choisir ses marchés judicieusement. « C’est important d’offrir la meilleure expérience cinématographique possible compte tenu de l’ampleur du marché local, explique M. Campbell. Avant d’ouvrir un cinéma EXTRA, on doit s’assurer qu’on pourra tirer les revenus nécessaires de la région choisie. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas adapter la taille de nos cinémas à des communautés particulières. »

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